Un divorce et deux enterrements

Un divorce et deux enterrements

L’Union européenne est entrée dans un long hiver. Le divorce avec le Royaume Uni, la retraite de la chancelière Angela Merkel et l’agonie de la commission dirigée par Jean-Claude Juncker gèlent tout espoir de relancer la machine. Tout le monde attend l’issue des Européennes le 26 mai pour un retour du printemps.

Salzbourg, un sommet crépusculaire pour l’UE

Salzbourg, un sommet crépusculaire pour l’UE

Beaucoup de calculs, une grosse dose d’égoïsme, un zeste d’arrogance, une floppée de soupçons, un brin de mépris et une pincée de déni ont composé la mixture qui permet aux europhobes de nourrir les ressentiments des oubliés de l’Europe et d’engranger les succès électoraux.  Dans huit mois, en mai 2019, les élections européennes pourraient les amener en nombre au Parlement et leur donner enfin un vrai pouvoir de nuisance, s’ils parviennent à s’unir.

Constat de désunion

Constat de désunion

La  Commission politique est un échec, l’Union est toujours en pleine crise existentielle et elle n’a pas su profiter des vents favorables. Pire, elle déçoit les jeune européens et il s’en détachent.  Le dernier discours sur l’État de l’UE de Jean-Claude Juncker va devoir remuer les esprits et mobiliser contre les nationalistes acharnés à sa perte.

La surprise du chef

La surprise du chef

Donné pour politiquement mort après le sommet de l’Otan, Jean-Claude Juncker revient de l’enfer grâce à une trêve commerciale conclue à Washington avec Donald Trump, mais il se garde de tout triomphalisme, car le président américain est très versatile.

Migrations : L’accord baudruche

Migrations : L’accord baudruche

« J’attends des actes ». Le patron de la Lega Matteo Salvini n’est pas dupe. L’accord adopté au forceps par les dirigeants de l’Union européenne dans la nuit du 28 au 29 juin est sur le papier un plan d’actions efficaces pour bloquer les passages illégaux de migrants. Problème, il est très virtuel car aucun des signataires n’a la même lecture des engagements souscrits.

We’re America, bitch

We’re America, bitch

L’Italie et la Pologne l’ont compris rapidement: Donald Trump n’a pas d’amis, pas d’alliés, juste des partenaires en affaire. L’Amérique n’est plus une puissance protectrice mais un pays anxiogène dirigé par un président « égotiste narcissique », revanchard et méchant. Le réveil est dur pour les petits Européens.

Iran: quitte ou double européen

Iran: quitte ou double européen

Face à Donald Trump, déterminé à asphyxier l’Iran pour renverser le régime des ayatollah, le sauvetage de l’accord sur le nucléaire conclu avec Téhéran en 2015 s’apparente à une mission impossible. L’opération est devenu un test de crédibilité pour les Européens.