Européen à géométrie variable

Européen à géométrie variable

Déception, irritation, désamour. Emmanuel Macron a brisé son image en Italie en marginalisant et en humiliant ses dirigeants. Le jeune président français va avoir beaucoup de difficultés pour  renouer une relation de confiance avec la péninsule et à crédibiliser son credo pro-européen, mis à mal par une politique jugée « dirigiste, souverainiste et protectionniste ».

L’Europe en marche

L’Europe en marche

Le sourire dents du bonheur affiché par Emmanuel Macron le soir de sa victoire a rendu le sien à Angela Merkel et a réchauffé les vieux os de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. La vague populiste s’est brisée sur la France. L’Europe va pouvoir se mettre en marche. Mais attention, a averti la chancelière : « le charme ne durera que s’il y a des résultats à la clef ».

L’enfer est pavé de bonnes intentions

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Emmanuel Macron est un homme lucide. Victorieux, il n’a pas encore gagné. Il compte de très nombreux ennemis acharnés à sa perte sur tout l’échiquier politique et s’il ne parvient pas à les neutraliser, son élection à la Présidence de la République aura été un feu de paille avant un long hiver pour la France.

La peste et le choléra

La peste et le choléra

Les Français inquiètent leurs partenaires. Défaitistes et aigris, ils sont en pleine détestation de l’Europe et sont tentés par l’aventure d’un vote extrême pour la  présidentielle. Un choix  mortel pour l’Union, et pour la France .

L’Europe colmate les fuites

L’Europe colmate les fuites

Une belle cérémonie sous le soleil de Rome, de mâles paroles et quelques traits d’humour. Mais les sourires affichés sur la photo de la famille européenne cachent mal le sentiment de malaise ressenti pendant le sommet organisé pour le soixantième anniversaire du traité fondateur. L’Europe colmate les fuites, mais ne parvient pas à se relancer, faute de capitaine et d’un cap pour l’avenir.

Rome et la promenade des Anglais

Rome et la promenade des Anglais

La rupture avec le Royaume Uni a sonné l’heure des décisions pour les autres membres de la famille européenne, mais l’avenir est conditionné par les choix électoraux des Français. Soit ils élisent l’europhobe Marine Le Pen et c’est la fin de l’Union, soit ils choisissent un européen critique comme François Fillon ou Benoît Hamon et ce sera la stagnation, soit ils décident de faire confiance à Emmanuel Macron et la relance sera possible.

Les Salauds de l’Europe

Les Salauds de l’Europe

La lecture des Salauds de l’Europe m’a rappelé le commentaire d’un grand ambassadeur sur notre sentiment de vivre la dislocation de l’Union européenne : « Il y a une part de vérité, mais la description est un peu rude ». Là est la force du récit de Jean Quatremer. Tout ce qu’il écrit est démontré et pour cette raison, son « guide à l’usage des eurosceptiques » va déranger beaucoup de monde dans les capitales et au sein des institutions.

L’Europe différenciée

L’Europe différenciée

L’Europe a soixante ans et elle est au bout du rouleau, paralysée par ses querelles et son manque d’ambitions. Le constat est amer, mais il ne signifie pas la fin de l’aventure. La réunion à Rome le 25 mars pour commémorer le soixantième anniversaire du traité fondateur veut être l’occasion d’une renaissance. Elle va imposer de se montrer brutal vis à vis de certains partenaires de l’Est, en pleine dérive anti-européenne.

Rumeur, tu meurs

Rumeur, tu meurs

Il y a quelque chose de pourri au sein de la Commission européenne, une atmosphère faite de rancœurs et de haines recuites dont l’expression est la rumeur. Elle court, se propage, et tue. Elle veut Jean-Claude Juncker déprimé, fatigué, dépassé et annonce son intention de tout lâcher. Impossible de démentir, personne ne veut plus croire.

Trump, the Jabberwocky

Trump, the Jabberwocky

Donald Trump va-t-il ressouder une Union européenne en pleine crise existentielle après le divorce avec le Royaume Uni et les affrontements sur la crise des migrants ? Certains veulent le croire, mais la mollesse des réactions après l’adoption du « Muslim ban » aux Etats-Unis permet d’en douter. Le sommet européen de Malte le 3 février sera déterminant et celui de Rome le 25 mars sera crucial, car il pourrait être celui d’une rupture.